13.08.2007
A bas la France, vive la France !

Notre confrère parlait-il de Sous les toits de Paris d’Hiner Saleem ? Non : c’est Le capitaine Achab de Philippe Ramos qu’il célébrait ainsi, qualifié de « film fragile et miraculeux ». Ce qui se justifie en partie : l’évocation de la vie du protagoniste de Moby Dick au fil d’une sorte de livre d’images très soignées, mais figées dans une théâtralité excessive, est belle en dépit de sa tournure par trop « littéraire », si française n’est-ce pas ? Or c’est une autre France, moins cérébrale et esthétisante, qu’illustre Sous les toits de Paris du « Kurde et Gaulois » Hiner Saleem. Contraste remarquable : le jeu stylisé, voire artificiel, des grands comédiens que sont un Denis Lavant ou un Jean-François Stévenin, et l’interprétation si vivante, sensible et retenue de Mylène Demongeot et Michel Piccoli.
Au demeurant, ce n’est pas du tout un autre goût que celui du soussigné qui est en cause ici, mais cette façon typiquement parisienne : cette morgue consistant à juger de haut une manifestation largement ouverte au monde, ce nombrilisme culturel que le grand écrivain mexicain Carlos Fuentes disait « unique au monde »…
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